Stéphane Moizan


 

J’ai passé mon enfance le nez en l’air, les yeux au sol, à regarder à droite, à gauche, devant, derrière, les pieds dans le sable de Plougrescant, dans les flaques ou le goémon, à scruter les plus petits changements de couleurs, de lumière, d’odeurs et de bruits.

Je ne savais encore, qu’en fait, j’apprenais, par ces petites extases quotidiennes, mon métier de peintre.

C’est de cette mémoire dont il est question dans ma peinture, que je nourris de ces émotions simples mais essentielles, guettant ces petites vibrations de couleurs et de lumières qui la rendrait toujours plus subtile, plus raffinée… J’y travaille.