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Du corps aux habits, cela n’a fait qu’un pli. Au début de cette histoire, des vêtements m’ont racontés leurs vies, leurs plis, leurs usures. J’ai mis en scène ces métaphores corporelles, extraits de vies. Puis le corps s’est durci, le grillage a fait place au tissu et la robe est apparue. Cette fois elle décrit la femme dans tous ses états, de cycle en cycle. Par la suite, la vêture a laissé place au tissu comme une peau. Comme un amas d’organes qui s’unissent pour faire un tout, les Anthozoaires racontent la vie, la vie intérieure, la vie que l’on crée.
Mon travail procède des la vie d’une femme, de ma vie. Je tisse les étapes les une après les autres. Affaires à suivre…
"Cette jeune femme crée à partir du tissu, du vêtement en mémoire du passé. Ses premiers travaux ont vraiment conquis les artistes de AAA53 dont elle fait partie depuis huit ans.
Ses dernières œuvres, très épurées, très abouties, s’affranchissent du passé et se tournent vers une narration du présent presque au jour le jour. Son travail, est fait de « petits boudins» de velours cousus et garnis, fixés sur une toile monochrome. Réductrice la description ? C’est normal. Il faut être juste devant pour mesurer toute la sensualité de ces formes douces et rebondies qui accrochent la lumière.
Ses premières créations étaient plutôt statiques, presque sous-marines (d’où le titre : Anthozoaires). Elle attendait la venue de sa fille.
Sa fille est née et ses nouveaux anthozoaires se sont animés, à son insu. C’est presque à l’accrochage de son exposition à la Maison rigolote qu’elle a pris conscience de cette évolution. L’envol ou l’épanouissement des anthozoaires : il faut le voir. On pense à l’art japonais, mais c’est simplement l’art de Ludivine, en toute plénitude."
Jean Chevalier
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